mardi 18 mai 2010

SAP rachète Sybase et alors…



SAP se donne bonne conscience en motivant ce rachat par la volonté de s’investir dans le business de la mobilité.
Lors des différents échanges que j’ai pu avoir avec d’autres professionnels ou bien encore en lisant ici et là différents points de vue : non seulement pas grand monde ne comprend l’intérêt, mais le plus frappant est que personne n’évoque la valeur pour le client final.
Il faut chercher les motivations réelles dans la consolidation des éditeurs de logiciels qui a pour seul but d’enfermer d’avantage le client. Et à ce petit jeu, il faut bien avouer que SAP était quelque peu à la traîne face à ses concurrents Oracle, IBM ou Microsoft.
Les urbanistes vont plutôt parler de Pile Logicielle et de logique d’intégration industrielle des différents composants. Il n’empêche que l’on se rend bien compte que la pierre angulaire de cette stratégie demeure la base de données, composant essentiel du SI qui permet à Oracle,IBM ou Microsoft non seulement d’engranger des marges très importantes mais de tenir en laisse quelques clients désireux d’aller voir ailleurs.
Après BO, il s’agit d’une autre acquisition de taille, j’espère pour SAP qu’il saura éviter la mésaventure de la Grenouille qui voulait devenir aussi grosse que le Bœuf…

lundi 3 mai 2010

Innovation... La panne ?


Lorsqu’on s’attarde sur les nouveautés du moment, Google Phone, l’IPad d’Apple, le Cloud Computing…

Il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent, car au fond il n’y fondamentalement rien d’innovant mis à part le buzz que l’on peut faire autour.

La créativité des « marketeurs » cacherait-elle une tendance générale ?

Certes, on observe un certain nombre d e mouvements autour de 3 axes :

- La consolidation des fournisseurs qui pèse sans aucun doute sur la dynamique d’innovation

- L’apparition de nouveaux business modèles, tels que l’ Open source, le SaaS qui sont non seulement des contre-feux à la consolidation mais la volonté vers une valorisation liée aux usages.

- La valorisation des compétences qui se définit non plus rapport à un domaine d’expertise mais par rapport à un produit commercial. Exemple : On ne recherche plus un ingénieur système mais un ingénieur certifié Microsoft, on ne parle plus d’ingénieur en Base de données mais de DBA Oracle ou Ingres…

Et pourtant il y a encore des domaines porteurs comme la Réalité Virtuelle et toutes les applications 3D telles que les jeux Vidéo ou le Cinéma. Cet espoir d’Innovation se porte désormais sur les jeunes qui vont apporter les compétences et leur appétence en tant que consommateurs de ses nouveaux usages.

Mais encore faut-il qu’ils aient le goût de se rebeller …