mercredi 29 juillet 2009

Green IT, le nouvel Eldorado ?


« Le green IT va sortir la France de la récession » c’est le titre d’un article paru dans un quotidien économique sérieux.

Nous savons tous que c’est désormais le cheval de bataille de notre chère Ministre de l’économie numérique NKM et c’est surtout un thème couvrant les opérations de lancement de nouveaux produits chez les grands éditeurs ou constructeurs tels que Microsoft, IBM, Cisco…Alors entrons-nous dans une démagogie générale à travers un concept marketing ou bien entrons-nous réellement dans un élan d’espoir permettant de s’attaquer enfin à certaines mauvaises pratiques ?

Les faits :

  • Entre 2000 et 2005 la consommation electrique des datacenters a été multipliée par deux
  • La facture énergétique est en augmentation de 13%
  • L’utilisation des TIC représente 13% du total des dépenses d’électricité
  • Les dépenses énergétiques sont supérieures aux dépenses de matériels


Objectifs de l’informatique écologique :

  • Economiser de l’énergie
  • Développement durable
  • Adopter une démarche éthique


Plutôt que de parler de révolution technologique chère aux fournisseurs toujours prêts à pousser à consommer plus comme ils l’ont fait avec l’An 2000, L’Euro, Sarbanes Oxley… il faudrait envisager sérieusement à faire évoluer nos comportements à travers une remise en cause qui consisterait déjà à consommer moins. Quand on pense que le taux d’utilisation des datacenters est inférieur à 56% et que le taux d’utilisation des serveurs installés est inférieur à 20%, on voit très bien où est notre responsabilité en tant qu’acheteur de solutions IT. Ai-je besoin de d’avantage de capacité ou de puissance ?

Tout cela parait être du bon sens, mais c’est rarement un réflex lorsque l’on achète des objets ou ressources IT.

A l’instar d’une personne qui souhaite commencer un régime, la première étape est de consommer moins. Des pistes évidentes, telles que la Virtualisation qui va mutualiser un certain nombre de ressources ou encore alléger la conception des ses applications en utilisant des logiciels libres par exemple.

Puis on peut envisager d’autres stratégies comme la mise en œuvre de nouvelles générations de climatiseurs et de récupérateurs de chaleur…

L’outsourcing peut être, dans certains cas, une bonne stratégie de rupture à condition de s’assurer que le prestataire ait une démarche « Green », il ne s’agit pas de « refiler » son problème à quelqu’un d’autre.

Pour le côté éthique, c’est sans doute dans ce domaine qu’il faudra innover le plus ;)

Une des idées serait de redonner sa place à l’ingénieur, à suivre…

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