vendredi 10 avril 2009

Existe-t-il encore des grands comptes ?


La concentration des acteurs industriels de l’informatique est en train de déséquilibrer la relation client-fournisseur.

IBM, 103 Milliard$ de CA ; Microsoft, 60 milliard de $ de CA ; CISCO, 39,5 milliard$ ; Oracle, 22 Milliard$ ; Google, 17 milliard$ ; SAP 11,5 milliard$...

Carrefour, 97 Milliard€, France Telecom, 60 Milliard € ; Renault, 40 Milliard€ ; PSA , 55 milliard€ ; L’Oréal et LVMH à 17 Milliard€ et Thales à 12 Milliard€

Ces chiffres, éloquents, mettent en évidence que la notion de « grand compte » que nous avions connu est devenue désuète car la plupart des sociétés d’informatiques sont devenues plus importantes que leurs plus gros clients.

Cette nouvelle donne introduit deux risques majeurs :

1- Un déséquilibre dans la relation Client-fournisseur à l’avantage quasi systématique du fournisseur. Ceci peut générer une forme de dépendance certaine qui conduit à des situations de monopoles inacceptables.

2- Une baisse de l’Innovation : depuis toujours en informatique, toutes les grandes innovations produites par les éditeurs ou constructeurs ont été élaborées ou spécifiées, à la base, par les ingénieurs de leurs propres clients. L’avènement des grands ERP, à la SAP, caractérise la perte de leadership des clients en termes d’innovation.

La crise financière, ne va rien arranger puisqu’elle va affaiblir les grands donneurs d’ordres et augmenter l’appétit de ces grands prédateurs qui rachèteront leurs concurrents gênants à bas prix.

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