lundi 30 mars 2009

L'Open Source à la rescousse


Cette crise financière provoque beaucoup de remises en question au sein des entreprises et des états et donne une excellente occasion de percer les abcès d’une société individualiste et déshumanisée. Certains grands patrons, au comportement inacceptable, ont fait les frais de cette curie concernant l’affaire des stocks options.
On n’a jamais autant parlé d’exemplarité, d’éthique ou encore de moralité afin de redonner un sens à la richesse des entreprises produite par le travail de leurs employés.
Pour se racheter un code de conduite les décideurs doivent appliquer les bonnes pratiques et l’état doit donner l’exemple. Le gouvernement américain multiplie de nombreuses initiatives quant à encourager l’adoption de L’Open Source. La semaine dernière le DOD a publié ce texte

Washington, DC (Tuesday, 17 March, 2009) – The DoD's Defense Information Systems Agency (DISA) and the Open Source Software Institute (OSSI) announced today a Cooperative Research and Development Agreement (CRADA) between DISA and OSSI, a US-based non-profit membership organization. http://www.oss-institute.org/

qui décrit les bénéfices de l’utilisation des technologies Open Source aussi bien d’un point de vue économique que stratégique. Même le gouvernement Anglais s’y est mis en décrétant l’usage, en priorité, de Logiciels Open Source dans le cadre d’un « small business act » britannique.
Et la France ?
Nos chers représentants de l’état français NKM et H. Novelli adoptent une démarche à contre-courant en publiant cette annonce

http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-herve-novelli-et-nkm-relancent-le-passeport-pour-l-economie-numerique-avec-microsoft-et-google-28329.html

qui vante les mérites de Microsoft ou Google sur leurs capacités à dynamiser l’innovation au sein des PME françaises. C’est en peu comme si l’on demandait à nos restaurateurs de se rapprocher de Mac Donald ou de StarBucks.

samedi 21 mars 2009

La crise révèle la vraie culture des banques


Les informaticiens de nos établissements financiers souffrent d’avantage de la crise.

Ils voient leur budget diminuer de façon drastique alors qu’ils n’ont jamais eu à faire face à ce genre de contrainte. Faire plus avec moins est devenu soudainement une réalité quotidienne alors qu’ils n’étaient pas préparés. Je me souviens de cette phrase prononcé par un responsable informatique à mon égard « Je ne devrais pas vous le dire mais j’ai encore les moyens de me payer de l’Oracle… ». Oui mais voilà, la crise est passée par là et il n’a pas d’autre choix que de réduire son personnel, désormais, afin d’obtenir les économies qu’on lui demande. Manque de vision, erreur de stratégie, ou bien panique à bord ? Sans doute trop présomptueux il y a quelques temps, la principale raison aujourd’hui, est qu’il ne possède pas les compétences pour faire différemment et donc il n’a plus le choix.

L’autre coup de massue pour nos informaticiens élevés au biberon d’IBM, Oracle, SAP et Microsoft…c’est la culture du risque. En effet, jusqu’à présent tous leurs choix étaient basés sur une stratégie d’adoption de grands fournisseurs car ils avaient l’impression de respecter ainsi leur culture d’entreprise : « Nous sommes une banque et notre métier consiste à ne pas prendre de risque ». La crise est encore passée par là et a malheureusement révélé à tout le monde que leur collègues, golden boys et leur management, ont pris des risques inconsidérés sur les marchés financiers.

Pas facile d’assumer et de digérer tout ça…

jeudi 19 mars 2009

Voulez-vous m'épouser ?


L’idylle ayant été dévoilée par toute la presse et la plupart des analystes, nous sommes tous impatients désormais de connaître l’issue pour IBM, le prétendant, qui fort de sa dote de 6,5 milliard de $ essaye de convaincre les actionnaires de SUN, de plus en plus inquiets sur l’avenir de leur progéniture.
Si le mariage a lieu, j’ai bien peur qu’une fois de plus ce seront les convives, donc les clients, qui paieront la note des noces de ce couple de quinquagénaires.
Après l’ivresse de la célébration, nos chers clients ne pourront que constater les dégâts :
• La mauvaise nouvelle pour l’avenir de MySQL, IBM ayant déjà DB2, N°2 du marché des SGBDs et Informix dont l’avenir demeure incertain pour ces utilisateurs.
• Je vois bien l’intérêt d’IBM afin de garder le leadership sur le marché des serveurs face à HP et Dell, en revanche aucune valeur ajoutée pour les utilisateurs finaux. Mais bon ils commencent, hélas, à s’habituer à ce genre de situation…
• Je ne vois pas IBM se positionner en Chantre de l’Open Source, ils en avaient eu l’occasion par le passé et ont laissé la place à RedHat sur l’Operating System
• L’enfermement continue pour les clients : Il est temps de passer à l’Open Source, VITE …

dimanche 15 mars 2009

Test de logiciels :


On voit, encore, apparaître ici ou là des articles de presse qui ont pour but d’établir un classement de produits à partir d’une batterie de tests élaborée par un collège de soi-disant experts qui s’autoproclame bien souvent Jury.

Je n’ai aucun doute sur le fait que la plupart de ces initiatives s’inscrivent dans le cadre d’une démarche honnête et professionnelle cependant les effets de bords induits peuvent nuire d’avantage et tromper le lecteur.

Tout d’abord on peut se poser la question sur la légitimité de ces pseudos jurys qui décrètent d’un gagnant et de plusieurs perdants. De plus, la question de l’objectivité de ce type de test sur du logiciel ne se pose même plus. En effet la combinaison de fonctions que l’on peut créer avec un logiciel est tellement importante voire infinie pour certains qu’il est impossible d’en tirer une quelconque conclusion et encore moins d’établir une notation. Or les informaticiens et les utilisateurs savent tous aujourd’hui qu’un logiciel ne s’évalue que dans le cadre d’un usage précis en tenant compte d’éléments essentiels tels que l’environnement hardware, la façon dont il est intégré et les services rendus.

Le cabinet Forester a récemment dénoncé la pertinence des fameux tests TPC-H pour les SGBD.

Soyons objectifs dans nos choix en nous focalisant sur les usages et non les promesses de performances vantées par un pseudo laboratoire, qui est dans certains cas est mandaté par un grand fournisseur.