dimanche 6 décembre 2009

Cloud Computing : retour vers le futur


L’engouement du Cloud se poursuit alors que les premiers fournisseurs de fumée blanche, Amazone, Azure de Microsoft, …, dévoilent leur base tarifaire.
On retrouve ainsi des indicateurs biens connus des environnements Mainframes tels que le prix du MIPS, de la mémoire ou encore de la bande passante. Cela me rappelle les unités de valeur utilisées dans le monde des Mainframes qui caractérisent les différentes ressources machines disponibles et utilisables.
A l’inverse du Saas qui propose un service fonctionnel, les fournisseurs de Cloud mettent à disposition de la capacité numérique.
Est-ce un signe annonciateur de la résurrection de l’ère des constructeurs ?
Lorsqu’on voit le positionnement de certaines grandes sociétés comme IBM, Amazone, Google, Microsoft et bientôt Oracle, une fois le rachat de SUN entériné, on peut se poser sérieusement la question.
La menace potentielle pour les clients c’est de subir les revers d’une compétition très exclusive entre mastodontes dotés d’un fort investissement capitalistique qui servirait de barrière à l’entrée. En voile, cela pourrait s’apparenter à la Coupe de l’America, dans laquelle Larry Ellison(Oracle) joue un rôle de tout premier plan.

Les prophéties de Windows 7


« Windows 7, j’ai été surpris, j’ ai installé Windows 7 ce week-end et ça ne marche pas si mal… ». Ce sont les propos spontanés d’un de mes amis et fan de Microsoft depuis 25 ans.

Alors que les aficionados de Mac, même les plus modérés, vont utiliser tout un tas de superlatifs élogieux du genre, Super, Génial, Magnifique…, le fan Microsoft habituellement plus discret et taciturne semble sortir de ses gongs grâce à Windows7.

Ils sont forts chez Microsoft, ils parviennent à fidéliser des centaines de millions de clients grâce à de la frustration et il suffit ainsi d’une petite étincelle pour déclencher un feu d’artifice…imaginaire.

vendredi 6 novembre 2009

Le Grand Frère


Red Hat, le poids lourd de l’Open Source avec plus de 500M$ de chiffres d’affaire, investit dans Enterprise DB, éditeur commercial de la base de données libre PostGres.

Cette annonce inaugure deux bonnes nouvelles.

La première: comme la position de Red Hat fait figure d’exception en termes de réussite financière sur le marché de l’Open Source, ce dernier a tout intérêt à démontrer que le Modèle Open Source est viable en favorisant le développement d’autres entreprises.

La deuxième, c’est que Red Hat va devoir sortir du bois et assumer son rôle de leader sur le plan opérationnel en aidant des Start-up à gagner de nouveaux clients. Ce rôle de tutorat, de la part de Red Hat, devient fondamental afin que la proposition de valeur de l’Open Source puisse être une alternative crédible à la stratégie d’enfermement des Grands Editeurs.

dimanche 25 octobre 2009

Le Windows 7 show :


Qui a pu échapper au bruit médiatique du dernier né de Microsoft lancé en grandes pompes ?

Certainement pas nos grands DSI, représentants du CIGREF qui ont reçu, en privé, le Président de Microsoft, Steve Ballmer, venu leur vanter les mérites de Windows 7. Paradoxal, lorsque le matin même lors de L’AG, ces mêmes DSI discourent sur l’importance de se rapprocher des métiers de leur entreprise et d’agir en véritables entrepreneurs. Le témoin du jour c’est bien sur le DSI du CEA qui est venu témoigner des bienfaits de la migration de ses 18000 postes à Windows7. C’est désormais évident, nous sommes tous rassurés des progrès imminents de la recherche française en matière de nucléaire grâce à Windows 7.

Et que dire des politiques qui se sont rendus à l’inauguration du nouveau siège de Microsoft France. Mesdames Lagarde et Pecresse, en personnes, ont eu ainsi l’honneur de se prosterner devant le roi Ballmer dans son tout nouveau palais. Malheureusement, ce n’est pas une question de clivage Gauche/Droite puisqu’ il y a quelques années Messieurs Jospin et Strauss Kahn avaient reçu Bill Gates comme un chef d’état. Les politiques se comportent décidément comme des corbeaux ayant dans leur bec un fromage et prêts à succomber aux promesses d’un renard, bien malin, vantant leur plus beau plumage…

mercredi 7 octobre 2009

Le syndrome de l'Agriculture


La fabuleuse épopée des technologies numériques et de la croissance économique associée ont pris forme grâce à la révolution Internet qui a su inventer de nouveaux usages et métiers. A l’image de ses enfants, comme Google, My SPace, FaceBook, Yahoo… , les futurs stars vont être les sociétés capables de profiter de cette dynamique d’innovation en proposant de nouveaux services ou modèles.

L’Innovation doit être prolifique, rapide et pas chère car la prime au succès va très souvent aux pionniers.

Pour cela, il est primordial de revaloriser la fonction de l’Ingénieur qui produit la matière essentielle.

De plus, en temps de crise, l’ingénieur doit être garant du bon respect des critères économiques de sa solution et pas l’inverse. Dans bien des cas, les contraintes économiques ont été source d’innovation.

Je veux dénoncer, ici, les pièges des modèles de certification des grands éditeurs, qui en segmentant les compétences, annihilent toute possibilité d’innovation et fixent un prix, leur prix de marché.

Ces modèles qui consistent à produire toujours plus de certifiés afin de mieux dominer le marché par les compétences très spécifiques liées à un produit, leur produit, ont pour seul but de vous enfermer d’avantage.

Alors si on ne veut pas que l’informatique devienne comme l’agriculture aujourd’hui, c'est-à-dire que ceux qui produisent n’en tirent que très peu de valeur,

Eh bien, il est temps de s’occuper de nos ingénieurs en leur fournissant un environnement de travail épanouissant dans lequel ils pourront exercer leur art : Innover

Vive l’ Open Source !

mardi 15 septembre 2009

Le Petit Chaperon Rouge


Lorsqu’on m’a récemment demandé de réagir à l’initiative de Microsoft, Codeplex, vis-à-vis de l’open source, j’ai immédiatement pensé à ce conte célèbre, de tradition orale et repris par Charles Perrault. Nous avons bien à faire au grand Méchant Loup qui se déguise en « Mère Grand » pour dévorer sa proie plus facilement. Deux variantes tout de même à noter dans cette version revisitée :

La première, c’est qu’il y a désormais deux grands Méchants Loups. En effet, il ne faut oublier Oracle, qui profite du rachat de Sun pour s’attaquer à des bastions Open Source. D’ailleurs la Commission Européenne a émis un avis très réservé concernant l'acquisition de l’un des logiciels phare de Sun : MySQL

La deuxième, c’est l’appétence de ces deux grands prédateurs dont les proies ne sont plus leurs compétiteurs mais bien leurs propres clients qui deviennent ainsi les Petits Chaperons Rouges.

« Petits Chaperons rouges vous voilà bien avertis, l’Open Source n’est pas un terrain de jeu pour les Grands Méchants Loups… »