Valeur d’usage, réduction des coûts et innovation ont été les termes les plus cités lors de l’assemblée générale du Cigref qui s’est déroulée le 9 octobre au Pavillon Gabriel.
On retrouvait les mêmes sujets l’an dernier et certainement encore l’année précédente, au fond comme si rien ne s’était passé, comme si le monde évoluait tel qu’on l’avait prévu.
On se rassure entre nous, en exacerbant une autosatisfaction qui frise parfois l’arrogance. Par exemple le bilan qui est fait concernant les démarches entreprises dans le cadre de la relation avec les fournisseurs était affligeant et pathétique : « l’élève MS est en plein progrès mais peu mieux faire… », « Oracle est un élève extrêmement difficile, mais on sent un potentiel d’amélioration », « quand à SAP c’est bien l’enfant terrible de la bande ». Ah oui j’en oubliais un « IBM », sage comme une image…
Comme si les relations avec les fournisseurs ne se résumaient qu’à ses quatre mastodontes. Nouveauté cette année, le cercle des fournisseurs, pas encore disparus, s’élargit. Google aura en effet l’an prochain le privilège d’être également examiné par le maître Cigref. « No comment » sur le choix. Messieurs du Cigref, faut-il être une étoile (brillante ou filante) pour être considéré ?
Une analyse très sommaire des tendances qu’entrevoie le Cigref a été présentée : consolidation autour de la BI, SaaS, le Green IT, le Cloud Computing et bien sûr l’open Source. Je regrette qu’aucun avis tranché ou position affirmée n’ait été abordé. Par exemple sur l’open source le propos était le suivant « L’Open Source semble être un alternative à la domination des grands éditeurs, il serait intéressant de regarder de plus près… ». Mais l’Open Source existe depuis plus de dix ans !
Je crains que le DSI de province qui se déplace en espérant trouver des recommandations fortes ne soit déçu du voyage.
Le Cigref a rappelé les trois piliers fondamentaux de sa vision que sont :
- DSI, garant de l’usine à informations
- DSI, entrepreneur du changement
- DSI, stratège pour son entreprise
Je n’ai hélas pas retrouvé l’ensemble de ces valeurs dans les présentations auxquelles j’ai assisté.
La passation de pouvoir entre le Président sortant Didier Lambert, DSI d’Essilor et le sobre et sérieux Alain Ménard de Sanofi inaugurera-t-elle une ère de changement tant revendiqué par le Cigref ?
1 commentaire:
La réponse semble incluse dans la question ... ;-)
S./
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