dimanche 19 octobre 2008

La Virtualisation : est-ce bien réel ?


VMware repris par EMC, Citrix, Microsoft, Red hat sans oublier Sun, il semblerait que tous ces poids lourds soient à la recherche d’un nouvel Eldorado.
Mais peut-on parler de marché de la Virtualisation ou bien encore d’innovation technologique ?
Il faut remonter à quelques décennies en arrière pour se rendre compte que ce concept existe déjà depuis fort longtemps. En effet, IBM avait mis au point dans les années 70 un système appelé VM qui permettait de partitionner un gros ordinateur en plusieurs machines virtuelles. Utilisé à l’époque pour un usage strictement interne, et on peut imaginer la raison, IBM a fini par commercialiser cette solution sous la pression de nombreux clients. Par la suite, « Cocorico », en 1980 une société française Chorus Systems, émanation de l’INRIA, a mis au point un système de partitionnement d’OS basé sur une technologie « Micro-Noyau » et a connu un certain succès dans des domaines d’application très spécialisés tels que les programmes temps réel ou programmes embarqués. Racheté par Sun en 1997, Chorus OS est désormais distribué en Open Source et se décline en une solution de virtualisation pour systèmes embarqués sous le nom de Virtual Logix depuis 2006.
Alors, pourquoi un tel engouement pour une si ancienne technologie ?
Tout d’abord, les architectures des microprocesseurs, les mémoires et les différents composants des nouvelles générations de machines ont énormément évolués. Les systèmes de virtualisation permettent de mieux tirer parti des ressources disponibles sur ces ordinateurs. Un autre intérêt se situe sur le plan de la sécurité. En effet, le partitionnement permet de mieux isoler les applicatifs entre eux et donc protéger certains processus. Et sans oublier le niveau de souplesse qui apporte une meilleure répartition des ressources en fonction du type d’usages et banalise les couches basses comme le système d’exploitation dont certains annoncent déjà la disparition. Pour ma part je n’y crois pas, mais je ne suis pas devin…

dimanche 12 octobre 2008

Entrepreneurs du changement, il est temps de changer


Valeur d’usage, réduction des coûts et innovation ont été les termes les plus cités lors de l’assemblée générale du Cigref qui s’est déroulée le 9 octobre au Pavillon Gabriel.

On retrouvait les mêmes sujets l’an dernier et certainement encore l’année précédente, au fond comme si rien ne s’était passé, comme si le monde évoluait tel qu’on l’avait prévu.

On se rassure entre nous, en exacerbant une autosatisfaction qui frise parfois l’arrogance. Par exemple le bilan qui est fait concernant les démarches entreprises dans le cadre de la relation avec les fournisseurs était affligeant et pathétique : « l’élève MS est en plein progrès mais peu mieux faire… », « Oracle est un élève extrêmement difficile, mais on sent un potentiel d’amélioration », « quand à SAP c’est bien l’enfant terrible de la bande ». Ah oui j’en oubliais un « IBM », sage comme une image…

Comme si les relations avec les fournisseurs ne se résumaient qu’à ses quatre mastodontes. Nouveauté cette année, le cercle des fournisseurs, pas encore disparus, s’élargit. Google aura en effet l’an prochain le privilège d’être également examiné par le maître Cigref. « No comment » sur le choix. Messieurs du Cigref, faut-il être une étoile (brillante ou filante) pour être considéré ?

Une analyse très sommaire des tendances qu’entrevoie le Cigref a été présentée : consolidation autour de la BI, SaaS, le Green IT, le Cloud Computing et bien sûr l’open Source. Je regrette qu’aucun avis tranché ou position affirmée n’ait été abordé. Par exemple sur l’open source le propos était le suivant « L’Open Source semble être un alternative à la domination des grands éditeurs, il serait intéressant de regarder de plus près… ». Mais l’Open Source existe depuis plus de dix ans !

Je crains que le DSI de province qui se déplace en espérant trouver des recommandations fortes ne soit déçu du voyage.

Le Cigref a rappelé les trois piliers fondamentaux de sa vision que sont :

- DSI, garant de l’usine à informations

- DSI, entrepreneur du changement

- DSI, stratège pour son entreprise

Je n’ai hélas pas retrouvé l’ensemble de ces valeurs dans les présentations auxquelles j’ai assisté.

La passation de pouvoir entre le Président sortant Didier Lambert, DSI d’Essilor et le sobre et sérieux Alain Ménard de Sanofi inaugurera-t-elle une ère de changement tant revendiqué par le Cigref ?