dimanche 21 septembre 2008

La Valse des Arrogants


La « Crise Systémique » a été sans doute l’expression la plus employée la semaine dernière suite à la faillite de Lehman Brothers. C’est l’explication la plus rationnelle qu’ont trouvé ces Messieurs de la finance pour expliquer les perturbations de toutes les places financières de la planète. Ce déni de responsabilité démontre bien le manque de remise en cause de ces princes de la bourse qui se croyaient puissants et intouchables.

Il y aura –t-il des effets de bord ? Certainement.

Qui va payer ? Au-delà de ceux qui ont misé gros, l’économie mondiale en général.

Quelles leçons en tirer ?

On peut tout d’abord se poser la question s’il y a de véritables patrons à la tête des entreprises financières ? Un problème de gouvernance, certainement. Confier les clés à de jeunes traders, parfois peu expérimentés dans la connaissance des marchés sur lesquels ils intervenaient, s’est avéré être une grave erreur. Connaître le système (d’où la crise systémique) ne suffit pas. Imaginons le résultat que pourrait obtenir, un champion de jeux vidéo de course automobile, sur un circuit de formule 1 et pilotant un véritable bolide.

Je suis sur qu’aucun patron d’écurie n’y a pensé. Malgré les pannes mécaniques, les pilotes ne connaissent pas encore de « Crise Mécanique »…

samedi 13 septembre 2008

La Guerre des Toiles


Google se lance, avec beaucoup de bruit, sur le marché du Navigateur web.

On n’a aucun doute sur les bienfaits techniques ce dette nouvelle solution en termes d’ergonomie, de performances….mais on peut se poser la question ce qui pousse ces deux géants Microsoft et Google à s’affronter et quels seront les bénéfices ou risques pour les utilisateurs d’Internet.

Google, poids lourd de la génération Internet, star du moteur de recherche, a connu une ascension fulgurante et affiche fin 2007 un chiffre d’affaires de 16,6 milliard de $ (1,5Miard $ en 2007).

Microsoft, N°1 mondial du logiciel, issu de la génération PC, brandit un arrogant 60 Milliard de $ de revenus, accompagné de bénéfices devenus indécents.

On assiste à une véritable confrontation bestiale entre ces deux titans :

le premier, leader dans les moteurs de recherche, se lance dans le navigateur alors que le second, qui domine le marché du browser avec Internet Explorer ne cache plus ses velléités à contrecarrer la suprématie de Google dans le domaine du « Search ».

Chacun montre ses muscles mais le véritable enjeu se situe autour de la conquête de l’interface utilisateur et par conséquent, la porte d’entrée au web.

Quel bénéfice pourrait-on en tirer en tant qu’utilisateurs ?

Une émulation autour de la course à la performance et de nouvelles fonctionnalités cacherait-elle un revers, pour nous utilisateurs, bien plus pernicieux ?

On pourrait imaginer les conséquences d’une domination de l’un ou de l’autre en termes de contrôle et de privation des accès. Internet qui est aujourd’hui un espace gratuit d’accès à l’information, à la culture et à bien d’autres choses pourrait devenir, paradoxalement, plus restrictif et accessible uniquement à travers de services payants fournis par celui ou ceux qui détiendraient les clés du « Portail » ou de l’interface utilisateur.

Cette menace parait peu probable aujourd’hui et c’est de notre responsabilité de la maintenir dans cet état en favorisant l’utilisation de Firefox, le Navigator Open source de la fondation Mozilla.

Et, n’oublions pas qu’il nous a sauvé la mise déjà une fois, lorsque Netscape a été annihilé par Microsoft.