La « Crise Systémique » a été sans doute l’expression la plus employée la semaine dernière suite à la faillite de Lehman Brothers. C’est l’explication la plus rationnelle qu’ont trouvé ces Messieurs de la finance pour expliquer les perturbations de toutes les places financières de la planète. Ce déni de responsabilité démontre bien le manque de remise en cause de ces princes de la bourse qui se croyaient puissants et intouchables.
Il y aura –t-il des effets de bord ? Certainement.
Qui va payer ? Au-delà de ceux qui ont misé gros, l’économie mondiale en général.
Quelles leçons en tirer ?
On peut tout d’abord se poser la question s’il y a de véritables patrons à la tête des entreprises financières ? Un problème de gouvernance, certainement. Confier les clés à de jeunes traders, parfois peu expérimentés dans la connaissance des marchés sur lesquels ils intervenaient, s’est avéré être une grave erreur. Connaître le système (d’où la crise systémique) ne suffit pas. Imaginons le résultat que pourrait obtenir, un champion de jeux vidéo de course automobile, sur un circuit de formule 1 et pilotant un véritable bolide.
Je suis sur qu’aucun patron d’écurie n’y a pensé. Malgré les pannes mécaniques, les pilotes ne connaissent pas encore de « Crise Mécanique »…
