
Bilan des médailles aux JO :
1er La Chine, 2ème les USA, 3ème la Russie…/… France dixième
Au-delà du Sport et de la bravoure des athlètes, peut-on extrapoler ce classement dans d’autres domaines tels que la croissance économique, l’innovation,…, les inégalités sociales, l’espérance de vie…ou bien encore les nouvelles technologies.
La France qui récolte 40 médailles dont 7 en or n’occupe que la dixième place et pourtant elle se retrouve souvent placée. Si on compte uniquement le nombre total de récompenses, elle se retrouverait en 5ème position.
Les plus fatalistes diront que la France est tout simplement victime du syndrome Poulidor (ce grand champion cycliste qui terminait toujours deuxième de ses courses) ou encore un manque de réussite. La réussite, qui nous fait tant défaut, ne se décrète pas mais elle se construit. Cette construction qui peut-être plus ou moins complexe en fonction des domaines est un processus qui doit prendre en compte trois facteurs principaux.
Le premier, le plus évident, est la ressource ou les moyens. Si nous n’avons pas, dans des talents ou des compétences cela va être difficile. Le deuxième c’est l’environnement qui permet de développer ces fameuses compétences. Il est rare de trouver, par exemple, des champions de ski dans l’hémisphère sud ou bien encore c’est qu’il n’y a pas de marché captif comme vendre des glaces en laponie.
Le troisième et pour le coup le moins évident, c’est la capacité à adapter ses talents, compétences ou moyens à l’environnement. C’est là où les Chinois sont très forts.
Et c’est souvent dans ce domaine que nous, français, nous pêchons.
Dans le domaine du logiciel, la France rencontre jusqu’à présent le même problème qu’aux JO, souvent placée rarement gagnante. En termes d’innovation, les sociétés françaises sont plutôt bien fournies et quelques éditeurs français ont même eu une renommée internationale. Citons le plus connu Business Objects, mas également Ilog ou encore GL-Trade, mais tous les trois viennent d’être rachetés par SAP, IBM ou Sungard.
SAP est le bon exemple d’une société allemande qui a su s’adapter à l’environnent en s’attaquant au marché US.
Certes de nombreux spécialistes trouveront des justifications pour expliquer pourquoi ça ne marche pas mais un bon analyste ne fait pas forcément un bon entrepreneur. Pour entreprendre il faut oser mais il fait surtout y croire et c’est sans doute ce 4ème facteur, plus subjectif celui là, qui nous fait défaut, nous français.
Dans le domaine du logiciel libre, la France est aujourd’hui incontestablement en avance sur le plan de l’innovation et des initiatives en matière de projets communautaires. Cet avantage compétitif, nous permet d’acquérir de l’expérience et une maturité certaine dans la mise en œuvre de ce nouveau modèle économique. Les deux premiers facteurs clés sont atteints, le troisième dépend de la capacité à remporter des succès retentissants et de la confiance que voudront bien nous accorder certaines grandes sociétés françaises. Quand au quatrième, la Croyance, je n’ai aucun doute au regard de certains entrepreneurs français mais elle doit venir également de son proche entourage, à savoir les pouvoirs publics, les financiers et les premiers clients. Le moment est venu de démarrer un « small business act » à la française, autour du Logiciel libre.