mercredi 18 juillet 2007

L’Informaticien à la tête coupée


J’ai eu l’occasion d’assister, fin juin, à l’occasion des entretiens Informatiques d’Opio, à une conférence de Michel Serres sur le thème de l’Innovation.

Je fus, comme la plupart des invités, conquis par le conférencier, le philosophe et l’homme et parmi l’océan d’idées, de réflexions hyper intéressantes je retiendrai pour ma part 2 choses :

- L’innovation naît d’un processus complexe, propre à l’homme, engendré par différents stades et sentiments : frustration, amour, domination, ambition, imagination…bref tout état qui pourrait paraître instable et faire basculer l’homme dans le chaos le plus total. Et pourtant l’innovation pourrait bien être un des remèdes qui nous éviterait de sombrer dans une schizophrénie totale et irrémédiable et même de nous rapprocher de notre quête du Bonheur.

- Externaliser ce que nous maîtrisons, nous permettra de nous décharger du fardeau de l’immobilisme pour mieux nous conduire au processus de l’Innovation.

On peut trouver plein d’exemples dans la vie des entreprises tels que la filialisation de certaines BU … mais je préfère retenir la métaphore de Michel Serres qui fit référence à une histoire des temps très anciens que sa Grand-mère lui conta.

Cela se passe dans la ville de Lutèce, lors d’une terrible scène où un moine chevalier se fait décapiter par l’un des envahisseurs. Le moine récupère sa tête qui git sur le sol et délivre Lutèce.

« Eh bien, chers informaticiens, imaginez tous les matins, lorsque vous branchez votre ordinateur, qu’il s’agit de votre propre tête… » (Michel Serres).

Dans cette métaphore on retrouve à la fois le thème de l’externalisation mais aussi celui de l’évolution Darwinienne.

Je cite encore Michel Serres, « quand l’homme s’est mis debout il a perdu l’usage de la traction mais il a gagné 2 fabuleux outils que sont les mains et qui ont joué un rôle considérable dans notre évolution ».

Maintenant que je me retrouve tous les matins sans tête, face à mon ordinateur, je ne sais toujours pas ce que j’ai gagné…

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