lundi 23 juillet 2007

Le blues de l’informaticien



Je suis consterné de constater que bon nombre de mes amis ou connaissances, informaticiens quadragénaires, désirent changer de métier. Le week-end dernier, encore, au cours d’un dîner chez des amis, deux convives, ingénieurs en informatique, m’ont fait part de leur souhait de changer de carrière. L’un avait déjà entamé des démarches pour passer sons Capes et devenir prof de maths, l’autre rêvait de devenir sage-femme. Alors, crise de la quarantaine ? Naissance de nouvelles vocations ? ou encore mal-être dans une profession en pleine mutation ?

Qu’est-ce qui fait qu’une discipline comme l’informatique, devenue une véritable industrie, qui a pendant longtemps représenté des valeurs de liberté, de créativité, de modernité, de mode de vie,…ne fait non seulement aujourd’hui plus rêver les jeunes mais est délaissée par ceux qui ont participé à son essor ?

L’informaticien rebelle et créatif que nous avons connu ou que nous étions ne se retrouve plus dans une industrie devenue mature, conformiste, dominée par des grands groupes financiers. Ces sociétés, dont certaines sont issues de la révolution numérique des années 80, ont peu à peu abandonné ces fameuses valeurs d’antan au profit de critères économiques et financiers.

Bien que beaucoup d’informaticiens se sont installés dans un système riche et confortable, il ne reste pas moins quelques irréductibles qui ne renonceront jamais à leur liberté numérique, leur état d’esprit rebelle ou encore leur créativité.

Alors assistons-nous à une transhumance de ces pionniers vers d’autres domaines que l’informatique traditionnelle ou simplement un renoncement à une discipline qui les a déçu dans bien des aspects ?

1 commentaire:

Stephane Couleaud a dit…

Il faut peut etre aussi considérer les personnes qui se sente dans une impasse dans leur carrière à un âge charnière. Ce qui reporte le problème de trouver une place à tous les porteurs de compétances jusqu'au bout de leur vie professionelle.

Même si tout le monde ne sera évidamment pas manager, et ne le souhaite d'ailleurs peut etre pas, la vie professionelle ne peut se limiter de 25ans à 40ans. Cette inactivité à un coût. La société dans son ensemble ne peut assumer ce coût. Il va donc bien falloir réviser la gestion des RH, et ne pas uniquement considérer - en culpabilisant les interressés au passage - que c'est à chacun individuellement de se gérer.

Un beau et digne chantier pour les grands groupes.