
La concentration du marché, chez les Editeurs, est-elle une bonne nouvelle pour les clients/utilisateurs ?
- Alors qu’il est vital et nécessaire pour les entreprises, d’être plus compétitives, d’être plus innovantes,
- Alors qu’on demande aux administrations petites au grandes de devenir plus agiles, et de développer de nouveaux services,
- Alors que le SI devient non seulement un outil de transformation mais également un composant fondamental de la chaîne de la valeur…
Il est paradoxal, voir inquiétant de constater que quelques acteurs reconnus et déjà importants se livrent à une course effrénée au gigantisme.
Mais quel est intérêt, à part pour eux même ?,
… satisfaire leur ego de plus en plus grand ou plutôt celui de leur Pdg ou encore tirer d’avantage profit d’une situation déjà bien avantageuse.
Tout ceci ne présage rien de bon pour les clients et ses utilisateurs…
Bienvenue dans l’ère « MonArchaïque ».
C’est en effet un nouveau mot que je viens d’inventer, après tout cela ne pourrait être le privilège de nos chers académiciens, oh combien respectables mais parfois en retard sur pas mal d’évolutions, ou bien de femmes ou d’hommes politique en mal de reconnaissance.
Petite explication étymologique…
Ere Monarchique : La domination du marché par une poignée de sociétés qui fournit des composants applicatifs principaux du SI, appelées « Grands Editeurs », ne s’inscrit pas dans une relation « Gagnant-Gagnant » avec les utilisateurs. On constate, en effet que ces géants qui dégagent pour la plupart des bénéfices outranciers sur le dos de bon nombre de leurs clients, ceux-ci, ayant de moins en moins le choix d’aller voir ailleurs, investissent cette masse d’argent dans l’achat de leurs concurrents ou partenaires appartenant à un domaine connexe afin d’accentuer d’avantage le phénomène de dépendance, ou pire leur domination, à l’égard de leurs clients. On comprend très vite les bénéfices immédiats d’une telle stratégie qui leur apporte un confort certain, voire une substantielle économie d’échelle quant à la gestion de la relation client. Et pourtant, à l’inverse, ils devraient aider leurs utilisateurs à se développer, à innover et à devenir agile.
Ces Editeurs qui n’ont pas la volonté ou n’éprouvent pas le besoin d’être innovants deviennent, de par leur lourdeur, manque de souplesse ou encore arrogance, un véritable fardeau, pour toutes ces sociétés qui utilisent leur produits et services. De partenaires de leurs clients, elles se transforment en percepteurs « Sangsues ».
Ere archaïque : L’industrie informatique et télécoms a connu de nombreuses évolutions ces dernières années, créant de nombreuses richesses (surtout aux US) tant pour les entreprises clientes que pour les fournisseurs. Il est affligeant de constater que ces grands éditeurs veulent nous embarquer, à nouveau, dans l’univers que l’on a connu dans les années 70 c'est-à-dire, celui du « One Stop Shopping ». En effet, à l’époque vous choisissiez votre constructeur puis vous développiez vos programmes au dessus de votre machine en utilisant uniquement les outils fournis par ce même fournisseur : c’était le monde des mainframes et des systèmes fermés. Un seul a survécu, bien qu’il ait été pas mal secoué : IBM.
Et bien aujourd’hui, si nous ne devenons pas suffisamment vigilants il se produira la même chose !,Cela commence à être le cas chez certains grandes entreprises qui deviennent mono éditeur sur l’ensemble des composants applicatifs du SI. La grande différence, c’est qu’ils ne l’avaient pas forcément décidé ainsi. Tout ceci, s’est fait par le biais de rachats d’entreprises par de grands prédateurs, pas toujours très scrupuleux de l’intérêt de leurs propres clients.
Internet nous a apporté ce fabuleux espace de liberté et d’innovation, ne le bridons pas !
Cette révolution Internet a engendré d’autres enfants tels que le Web 2.0 ou encore l’Opensource alors, donnons leur les moyens de grandir et de nous apporter tous les bienfaits attendus.
Rappelons nous une chose fondamentale : Notre pouvoir de décision est entre nos mains et, il est de notre responsabilité de s’en servir car sinon d’autres se chargeront de l’utiliser à notre place…