samedi 15 décembre 2007

Le développement durable


La conférence de l’ONU sur le changement climatique vient de s’achever à Bali avec un succès mitigé. Les politiques n’ont visiblement pas beaucoup progressé …Le plongeon en caleçon dans l’océan indien de JL Borloo, notre ministre de l’environnement, n’a pas eu l’effet déclenchant escompté.

Imaginons un sommet similaire en informatique où l’on parlerait de développement durable.

L’idée serait que tous les acteurs, clients, fournisseurs, universitaires…travailleraient ensemble afin de permettre à tout un chacun d’accéder aux outils, composants et connaissances de base beaucoup plus facilement qu’aujourd’hui. Ceci permettrait de travailler non plus par communautés techniques ou technologiques mais de se consacrer d’avantage à œuvrer par communautés autour de centres d’intérêts communs aussi divers que l’éducation, le sport, la culture, l’art, la littérature, la décoration, le commerce, la politique….

On se rapprocherait ainsi d’un idéal, pourquoi pas spirituel, qui ferait progresser les relations entre les hommes autour de points d’intérêt communs et on pourrait ainsi rêver que les barrières, géographiques, culturelles, sociales, physiques, ethniques s’estomperaient au profit d’un mode de vie et d’échange d’une autre dimension…

samedi 8 décembre 2007

La mort d'Unix ?



Les derniers déboires de SCO et notamment sa mise en redressement ne sont pas porteurs de beaucoup d’espoir.

Unix, un des plus vieux systèmes d’exploitation serait-il en train d’exprimer son dernier soupir ?

La première version d’Unix (UNICS), élaborée en 1969 par Ken Thompson , mono utilisateur ("New Ken's System") était dérivée du système MULTICS (version multi utilisateurs) crée en 1965 par les Bell Labs et le MIT.

En 1973 AT&T (Bell labs) distribue aux universités, pour une modique somme, un système complet, avec son code source, baptisé Unix. Fort de son succès celui-ci a été ensuite adopté par les grands constructeurs informatiques de l’époque tels que : Univac, Sperry, DEC, Burroughs, Data General, HP, NCR…et encore bien d’autres, tous pratiquement disparus aujourd’hui. IBM et Sun lui avaient donné une seconde jeunesse dans les années 80 avec AIX et Solaris en s’appuyant sur le fameux code source System V de la société USL (Unix System Laroratories, la branche commerciale des Bell Labs). USL, propriétaire également du fameux moniteur transactionnel Tuxedo, qui n’arrivait pas à en tirer profit en tant qu’éditeur de logiciels a été racheté en 1994 par Novell, un autre « Grand » des systèmes d’exploitation avec le célèbre Netware. Le nouveau né s’appela Unixware. Hélas cette opération ne s’avéra pas très fructueuses et SCO a repris, seul, le flambeau de la distribution Unix.

Cette époque fût très meurtrière pour les petits rejetons d’Unix. Microsoft commence à écraser le marché des OS avec son système Windows, la plupart des constructeurs qui avaient adopté Unix passent la main, seuls IBM, Sun et un peu plus tard Apple avec MacOS X, continuent à porter la flamme avec malgré tout un certain succès.

Oui mais voilà, c’est également au même moment qu’apparut l’enfant illégitime : Linux.

Qui de Linux ou de Windows a tué Unix ? Difficile question.


Au fond peu importe, examinons plutôt l’avenir des OS (Operating Systems) à travers quelques évolutions majeures.

- Les OS des Mainframes : Il ne reste plus pratiquement que IBM et son inusable OS MVS. Bien que de moins en moins nombreux, ces dinosaures ont la peau dure et ne sont encore pas prêts de disparaître complètement de notre ère numérique. Certains de ces bestiaux se permettent parfois une cure de jouvence en bénéficiant de nouveautés technologiques en terme de microprocesseur ou de mémoire, alors pourquoi ne pas envisager une évolution vers Linux, tout tranquillement.

- Les OS spécifiques pour téléphones mobiles, PDA, jeux…C’est véritablement l’avenir en terme de développement et d’innovation. Microsoft ayant beaucoup de mal, et ce n’est pas faute d’essayer, à dominer ce marché, il semblerait qu’un Linux « embarqué » puisse convenir à bon nombre d’industriels grâce à ses qualités d’ouverture et d’adaptation en terme de programmation. Dans ce cas, c’est en effet l’application qui va décider de la conception et du niveau de fonctionnalité de la couche OS et pas l’inverse.

- « Virtualisation, la nouvelle égérie » ? Contrairement à ce que l’on pourrait croire ce n’est pas un nouveau phénomène car IBM dans les années 70 avait déjà sorti son système VM qui permettait de partitionner un machine et utiliser plusieurs OS. A l’origine IBM avait conçu cette solution pour ses propres besoins et sous la pression de ses clients avait été conduit à sortir une version commerciale. A noter que VM d’IBM est en plus, un véritable système d’exploitation (OS) à part entière. On peut également évoquer la solution de micro noyau Chorus, très prometteuse à l’époque, sortie dans les années 80 par une société française Chrorus System (essaimage de l’INRIA) rachetée par SUN en 1997.

Aujourd’hui, la société VMware la star de la virtualisation qui a vulgarisé le marché se trouve sous pression avec des acteurs comme Microsoft, IBM, Citrix, Sun…

Ce marché, fortement corrélé à la montée en puissance des machines présente de belles perspectives d’évolution.

L’émergence de Linux, la montée en puissance de la virtualisation, que nous présagent ces tendances ? Va-t-on assister à une fin de règne de Windows ? Il y a- t-il encore de la place pour un nouvel entrant ?

dimanche 14 octobre 2007

La concentration des éditeurs qui s’accélère : menace sur l’interopérabilité ?



La nouvelle est arrivée, dimanche soir dernier, telle un coup de tonnerre mais au fond, ce ne fût une surprise pour personne :




  • BO était à vendre, tout le monde le savait, et la lutte de Bernard Liautaud, son fondateur, pour préserver l’indépendance de sa société a été vaine. Le preux chevalier (il ne doit plus en rester beaucoup désormais) a dû capituler devant le renoncement de ses propres actionnaires et s’incliner face à la puissance financière de la bande des Quatre (SAP, IBM, Microsoft et Oracle)
  • Qui d’autre que SAP, pouvait se permettre de mettre 4,8 Milliard de dollars pour contrer son concurrent le plus proche : Oracle

Bien que la plupart des acteurs de l’écosystème, aussi bien les fournisseurs que les clients, se résignent à ce phénomène de rapprochements, il est intéressant de réfléchir sur les causes, les motivations, les conséquences et la pertinence d’un telle concentration du marché.

On peut tout d’abord noter que l’industrie du Logiciel est devenue un marché à forte volumétrie (quelques dizaines de Milliard d’Euros) et que l’émergence de standards a favorisé une concentration des différents segments qui composent ce marché.

De plus si l’on examine les caractéristiques communes des principaux prédateurs, la bande des quatre, on s’aperçoit qu’un des facteurs clé de succès est la maîtrise des infrastructures et paradoxalement c’est un domaine qui est de plus en plus banalisé du fait de la standardisation des technologies.

Et la pertinence dans tout ça ? Quels sont les bénéfices pour les utilisateurs ou clients ?

De quelles menaces faut-il se prémunir ?

Un nombre restreint de fournisseurs qui propose l’ensemble des composants du SI avantage-t-il les clients ? Au premier abord, on aurait tendance répondre « oui » en espérant que ces mêmes éditeurs prennent en compte les problèmes d’interopérabilités qui occupent d’après le CIGREF presque 50% du temps des informaticiens.

A cette réponse, s’opposent deux arguments de poids :

  • Le rachat de différents produits ne garantie en aucun cas une bonne interopérabilité entre eux.
  • L’informatique est, par essence, une activité qui doit gérer cette interopérabilité engendrée par des besoins qui apparaissent au gré de l’évolution des entreprises. Et comme l’informatique prend une place prépondérante au cœur de la chaîne de valeur des sociétés, je ne vois aucune offre d’un éditeur, aussi complète soit-elle, résoudre ou répondre de façon précise à des problématiques « métier ». Et c’est bien le rôle du DSI d’apporter sa contribution en la matière.

Pour cela, il doit être « Libre » : de ses choix d’infrastructure tout d’abord et aussi de la mise en œuvre des services applicatifs.

Or, une domination trop importante de la bande des quatre aurait un effet contraire car chaque protagoniste cherchera à protéger outrageusement ses conquêtes en évitant justement l’interopérabilité de ses composants avec d’autres systèmes. On reviendrait alors au même schéma que pendant les années 70 où l’on choisissait son constructeur d’ordinateur préféré (Bull IBM,Digital…).

La menace de voir apparaitre à nouveau une Informatique organisée en silos est réelle et engendrera un effet néfaste sur l’innovation.

Comment se prémunir ?

  • Influencer, en maintenant un dialogue avec ses Editeurs dominants. A ce titre le Cigref s’est engagé dans cette voie depuis quelques années et à remporter un certain nombre de succès, vis-à-vis de Microsoft notamment.
  • Favoriser l’ouverture, en adoptant dès que cela est possible les technologies Open Source.
  • Encourager les autres éditeurs qui savent se montrer innovants et pertinents. Etre capable de rémunérer correctement ces sociétés qui apportent une réelle valeur ajoutée. Sans réinventer la notion de commerce équitable, évitons de jeter en pâture ces entreprises, aux directions des achats parfois impitoyables qui font le jeu des gros Editeurs de logiciels.

L’informatique évolue, s’industrialise et se professionnalise et c’est un bien pour tous les acteurs.

Soyons simplement vigilants sur des effets de bords néfastes pour l’Interopérabilité, chère à tous.

dimanche 23 septembre 2007

La condamnation de Microsoft : une chance pour Microsoft ?


Je lis ici et là un certain nombre d’avis qui traitent du jugement récent de la cours Européenne de justice dans l’affaire de l’abus de position dominante de Microsoft.
Paradoxalement ce sont les américains qui tirent à boulets rouges sur les européens en les accusant de pénaliser l’innovation. Sans doute ceux là mêmes qui souhaitaient le démantèlement de MS, il y a de cela quelques années. Là pour le coup ça aurait porté préjudice certain à l’ensemble de l’écosystème.
Car au fond, qu’est ce qui favorise l’innovation si ce n’est la coopération et l’échange qui induisent une dynamique en terme de créativité ?
MS ainsi que bien d’autres acteurs du marché a bénéficié de cette aide externe, précieuse, afin de réussir ses projets les plus ambitieux.
Internet, par exemple, lui a ouvert beaucoup d’opportunités.
Seulement voilà, il fait face à la problématique des riches : « Difficile de partager lorsqu’on a le sentiment de posséder déjà beaucoup … ». Alors forcément, on a tendance à se protéger ; de qui ? de ses concurrents, mais aussi de ses partenaires et de ses clients.
Ce que je retiendrais de cette affaire c’est cette sanction exemplaire pour mauvaise pratique et je tiens à souligner le travail remarquable de la cour de justice européenne à cet effet.
Pour le bien de toute l’industrie, je souhaite que ce jugement soit exécuté le plus rapidement possible ce qui rendra d’autant plus crédible la démarche des pouvoirs publics de se porter garant des règles et usages fondamentaux en la matière.
Ceci constituerait alors une véritable jurisprudence à l’encontre de tous ceux qui ont des velléités à faire obstacle à la sacro-sainte « Intéropérabilité ».
Il est inutile d’en profiter pour faire le procès du symbole Microsoft, en remettant notamment en cause son succès, qui est largement mérité et incontestable, car non seulement cette société a énormément contribué à l’essor de l’informatique mondiale mais fût, en son temps, très innovante.
Je suis intimement convaincu de l’intérêt pour Microsoft de tirer profit de cette affaire en s’engageant pleinement dans cette troisième vague, après celles de la micro informatique et de l’Internet : la vague du monde ouvert…

Microsoft serait ainsi sur le chemin d’une rédemption qui lui permettrait de retrouver l’image de ses débuts.

vendredi 31 août 2007

Un numéro d'équilibriste


Dans le cadre d’un contrat client fournisseur on recherche toujours à maintenir un certain équilibre nécessaire au bon déroulement de la relation des parties dans le temps.

C’est bien la notion de durée qui est importante dans cette affaire car elle va être déterminante dans la pérennité d’un partenariat « gagnant-gagnant ».

Cela peut paraître évident, mais j’ai pu constater que dans la plupart des cas cette quête de l’équilibre s’inscrit que de façon ponctuelle et temporaire dans le meilleur des cas. En effet, lors de la signature du contrat il y a très souvent un déséquilibre en faveur du client et le fournisseur est amené, devant les perspectives de gains potentiels, à faire de nombreuses concessions. Puis par la suite, le fournisseur va essayer, à juste titre, d’établir la relation en sa faveur, c'est-à-dire tirer parti des concessions faites parfois à contrecoeur. Dans ce schéma on se retrouve alors, face à un renversement de situation, puis à la première occasion, ça sera au tour du client de tirer la couverture et ainsi de suite …

Mais où est donc la stabilité dans tout ça ?

Même si ce processus semble inévitable, on peut constater que les vrais partenariats Gagnant/Gagnant se fondent sur cette recherche de l’équilibre dans la durée.

Cela passe par des concessions, de part et d’autre, de l’écoute, de la flexibilité, de la transparence.

Dans cette approche, un des facteurs clé est la recherche du succès de son propre partenaire. Tout ceci nécessite non seulement une volonté mutuelle des acteurs en présence mais également la mise en œuvre d’un cadre favorisant cette démarche dans la continuité.

Différentes solutions peuvent être alors envisagées, en fonction du contexte telles que le partage des risques ou le partage des gains. De façon plus classique, on trouve la notion d’engagement de service, c'est-à-dire que le fournisseur se rémunère sur une qualité de service en fonction d’un certain nombre de critères ou d’objectifs (Service Level agreement). On pourrait imaginer d’autres schémas dérivés mais pour que le fameux équilibre dans la relation soit atteint il faut impérativement que la mise en œuvre se fasse de façon transparente et que chaque partie puisse à tout moment prendre son indépendance, si elle le souhaite.

Vous ai-je déjà parlé de l’Open Source ? :)

lundi 23 juillet 2007

Le blues de l’informaticien



Je suis consterné de constater que bon nombre de mes amis ou connaissances, informaticiens quadragénaires, désirent changer de métier. Le week-end dernier, encore, au cours d’un dîner chez des amis, deux convives, ingénieurs en informatique, m’ont fait part de leur souhait de changer de carrière. L’un avait déjà entamé des démarches pour passer sons Capes et devenir prof de maths, l’autre rêvait de devenir sage-femme. Alors, crise de la quarantaine ? Naissance de nouvelles vocations ? ou encore mal-être dans une profession en pleine mutation ?

Qu’est-ce qui fait qu’une discipline comme l’informatique, devenue une véritable industrie, qui a pendant longtemps représenté des valeurs de liberté, de créativité, de modernité, de mode de vie,…ne fait non seulement aujourd’hui plus rêver les jeunes mais est délaissée par ceux qui ont participé à son essor ?

L’informaticien rebelle et créatif que nous avons connu ou que nous étions ne se retrouve plus dans une industrie devenue mature, conformiste, dominée par des grands groupes financiers. Ces sociétés, dont certaines sont issues de la révolution numérique des années 80, ont peu à peu abandonné ces fameuses valeurs d’antan au profit de critères économiques et financiers.

Bien que beaucoup d’informaticiens se sont installés dans un système riche et confortable, il ne reste pas moins quelques irréductibles qui ne renonceront jamais à leur liberté numérique, leur état d’esprit rebelle ou encore leur créativité.

Alors assistons-nous à une transhumance de ces pionniers vers d’autres domaines que l’informatique traditionnelle ou simplement un renoncement à une discipline qui les a déçu dans bien des aspects ?

mercredi 18 juillet 2007

L’Informaticien à la tête coupée


J’ai eu l’occasion d’assister, fin juin, à l’occasion des entretiens Informatiques d’Opio, à une conférence de Michel Serres sur le thème de l’Innovation.

Je fus, comme la plupart des invités, conquis par le conférencier, le philosophe et l’homme et parmi l’océan d’idées, de réflexions hyper intéressantes je retiendrai pour ma part 2 choses :

- L’innovation naît d’un processus complexe, propre à l’homme, engendré par différents stades et sentiments : frustration, amour, domination, ambition, imagination…bref tout état qui pourrait paraître instable et faire basculer l’homme dans le chaos le plus total. Et pourtant l’innovation pourrait bien être un des remèdes qui nous éviterait de sombrer dans une schizophrénie totale et irrémédiable et même de nous rapprocher de notre quête du Bonheur.

- Externaliser ce que nous maîtrisons, nous permettra de nous décharger du fardeau de l’immobilisme pour mieux nous conduire au processus de l’Innovation.

On peut trouver plein d’exemples dans la vie des entreprises tels que la filialisation de certaines BU … mais je préfère retenir la métaphore de Michel Serres qui fit référence à une histoire des temps très anciens que sa Grand-mère lui conta.

Cela se passe dans la ville de Lutèce, lors d’une terrible scène où un moine chevalier se fait décapiter par l’un des envahisseurs. Le moine récupère sa tête qui git sur le sol et délivre Lutèce.

« Eh bien, chers informaticiens, imaginez tous les matins, lorsque vous branchez votre ordinateur, qu’il s’agit de votre propre tête… » (Michel Serres).

Dans cette métaphore on retrouve à la fois le thème de l’externalisation mais aussi celui de l’évolution Darwinienne.

Je cite encore Michel Serres, « quand l’homme s’est mis debout il a perdu l’usage de la traction mais il a gagné 2 fabuleux outils que sont les mains et qui ont joué un rôle considérable dans notre évolution ».

Maintenant que je me retrouve tous les matins sans tête, face à mon ordinateur, je ne sais toujours pas ce que j’ai gagné…

lundi 2 juillet 2007

L’ère « MonArchaïque »


La concentration du marché, chez les Editeurs, est-elle une bonne nouvelle pour les clients/utilisateurs ?






  • Alors qu’il est vital et nécessaire pour les entreprises, d’être plus compétitives, d’être plus innovantes,
  • Alors qu’on demande aux administrations petites au grandes de devenir plus agiles, et de développer de nouveaux services,
  • Alors que le SI devient non seulement un outil de transformation mais également un composant fondamental de la chaîne de la valeur…

Il est paradoxal, voir inquiétant de constater que quelques acteurs reconnus et déjà importants se livrent à une course effrénée au gigantisme.

Mais quel est intérêt, à part pour eux même ?,

… satisfaire leur ego de plus en plus grand ou plutôt celui de leur Pdg ou encore tirer d’avantage profit d’une situation déjà bien avantageuse.

Tout ceci ne présage rien de bon pour les clients et ses utilisateurs…

Bienvenue dans l’ère « MonArchaïque ».

C’est en effet un nouveau mot que je viens d’inventer, après tout cela ne pourrait être le privilège de nos chers académiciens, oh combien respectables mais parfois en retard sur pas mal d’évolutions, ou bien de femmes ou d’hommes politique en mal de reconnaissance.

Petite explication étymologique…

Ere Monarchique : La domination du marché par une poignée de sociétés qui fournit des composants applicatifs principaux du SI, appelées « Grands Editeurs », ne s’inscrit pas dans une relation « Gagnant-Gagnant » avec les utilisateurs. On constate, en effet que ces géants qui dégagent pour la plupart des bénéfices outranciers sur le dos de bon nombre de leurs clients, ceux-ci, ayant de moins en moins le choix d’aller voir ailleurs, investissent cette masse d’argent dans l’achat de leurs concurrents ou partenaires appartenant à un domaine connexe afin d’accentuer d’avantage le phénomène de dépendance, ou pire leur domination, à l’égard de leurs clients. On comprend très vite les bénéfices immédiats d’une telle stratégie qui leur apporte un confort certain, voire une substantielle économie d’échelle quant à la gestion de la relation client. Et pourtant, à l’inverse, ils devraient aider leurs utilisateurs à se développer, à innover et à devenir agile.

Ces Editeurs qui n’ont pas la volonté ou n’éprouvent pas le besoin d’être innovants deviennent, de par leur lourdeur, manque de souplesse ou encore arrogance, un véritable fardeau, pour toutes ces sociétés qui utilisent leur produits et services. De partenaires de leurs clients, elles se transforment en percepteurs « Sangsues ».

Ere archaïque : L’industrie informatique et télécoms a connu de nombreuses évolutions ces dernières années, créant de nombreuses richesses (surtout aux US) tant pour les entreprises clientes que pour les fournisseurs. Il est affligeant de constater que ces grands éditeurs veulent nous embarquer, à nouveau, dans l’univers que l’on a connu dans les années 70 c'est-à-dire, celui du « One Stop Shopping ». En effet, à l’époque vous choisissiez votre constructeur puis vous développiez vos programmes au dessus de votre machine en utilisant uniquement les outils fournis par ce même fournisseur : c’était le monde des mainframes et des systèmes fermés. Un seul a survécu, bien qu’il ait été pas mal secoué : IBM.

Et bien aujourd’hui, si nous ne devenons pas suffisamment vigilants il se produira la même chose !,Cela commence à être le cas chez certains grandes entreprises qui deviennent mono éditeur sur l’ensemble des composants applicatifs du SI. La grande différence, c’est qu’ils ne l’avaient pas forcément décidé ainsi. Tout ceci, s’est fait par le biais de rachats d’entreprises par de grands prédateurs, pas toujours très scrupuleux de l’intérêt de leurs propres clients.

Internet nous a apporté ce fabuleux espace de liberté et d’innovation, ne le bridons pas !

Cette révolution Internet a engendré d’autres enfants tels que le Web 2.0 ou encore l’Opensource alors, donnons leur les moyens de grandir et de nous apporter tous les bienfaits attendus.

Rappelons nous une chose fondamentale : Notre pouvoir de décision est entre nos mains et, il est de notre responsabilité de s’en servir car sinon d’autres se chargeront de l’utiliser à notre place…