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Red Hat, le poids lourd de l’Open Source avec plus de 500M$ de chiffres d’affaire, investit dans Enterprise DB, éditeur commercial de la base de données libre PostGres.
Cette annonce inaugure deux bonnes nouvelles.
La première: comme la position de Red Hat fait figure d’exception en termes de réussite financière sur le marché de l’Open Source, ce dernier a tout intérêt à démontrer que le Modèle Open Source est viable en favorisant le développement d’autres entreprises.
La deuxième, c’est que Red Hat va devoir sortir du bois et assumer son rôle de leader sur le plan opérationnel en aidant des Start-upà gagner de nouveaux clients. Ce rôle de tutorat, de la part de Red Hat, devient fondamental afin que la proposition de valeur de l’Open Source puisse être une alternative crédible à la stratégie d’enfermement des Grands Editeurs.
Qui a pu échapper au bruit médiatique du dernier né de Microsoft lancé en grandes pompes ?
Certainement pas nos grands DSI, représentants du CIGREF qui ont reçu, en privé, le Président de Microsoft, Steve Ballmer, venu leur vanter les mérites de Windows 7. Paradoxal, lorsque le matin même lors de L’AG, ces mêmes DSI discourent sur l’importance de se rapprocher des métiers de leur entreprise et d’agir en véritables entrepreneurs. Le témoin du jour c’est bien sur le DSI du CEA qui est venu témoigner des bienfaits de la migration de ses 18000 postes à Windows7. C’est désormais évident, nous sommes tous rassurés des progrès imminents de la recherche française en matière de nucléaire grâce à Windows 7.
Et que dire des politiques qui se sont rendus à l’inauguration du nouveau siège de Microsoft France. Mesdames Lagarde et Pecresse, en personnes, ont eu ainsi l’honneur de se prosterner devant le roi Ballmer dans son tout nouveau palais. Malheureusement, ce n’est pas une question de clivage Gauche/Droite puisqu’ il y a quelques années Messieurs Jospin et Strauss Kahn avaient reçu Bill Gates comme un chef d’état.Les politiques se comportent décidément comme des corbeaux ayant dans leur bec un fromage et prêts à succomber aux promesses d’un renard, bien malin, vantant leur plus beau plumage…
La fabuleuse épopée des technologies numériques et de la croissance économique associée ont pris forme grâce à la révolution Internet qui a su inventer de nouveaux usages et métiers.A l’image de ses enfants, comme Google, My SPace, FaceBook, Yahoo… , les futurs stars vont être les sociétés capables de profiter de cette dynamique d’innovation en proposant de nouveaux services ou modèles.
L’Innovation doit être prolifique, rapide et pas chère car la prime au succès va très souvent aux pionniers.
Pour cela, il est primordial de revaloriser la fonction de l’Ingénieur qui produit la matière essentielle.
De plus, en temps de crise, l’ingénieur doit être garant du bon respect des critères économiques de sa solution et pas l’inverse. Dans bien des cas, les contraintes économiques ont été source d’innovation.
Je veux dénoncer, ici,les pièges des modèles de certification des grands éditeurs, qui en segmentant les compétences, annihilent toute possibilité d’innovation et fixent un prix, leur prix de marché.
Ces modèles qui consistent à produire toujours plus de certifiés afin de mieux dominer le marché par les compétences très spécifiques liées à un produit, leur produit, ont pour seul but de vous enfermer d’avantage.
Alors si on ne veut pas que l’informatique devienne comme l’agriculture aujourd’hui, c'est-à-direque ceux qui produisent n’en tirent que très peu de valeur,
Eh bien, il est temps de s’occuper de nos ingénieurs en leur fournissant un environnement de travail épanouissant dans lequelils pourront exercer leur art : Innover
Lorsqu’on m’a récemment demandé de réagir à l’initiative de Microsoft, Codeplex, vis-à-vis de l’open source, j’ai immédiatement pensé à ce conte célèbre, de tradition orale et repris par Charles Perrault. Nous avons bien à faire au grand Méchant Loup qui se déguise en « Mère Grand » pour dévorer sa proie plus facilement. Deux variantes tout de même à noter dans cette version revisitée :
La première, c’est qu’il y a désormais deux grands Méchants Loups. En effet, il ne faut oublier Oracle, qui profite du rachat de Sun pour s’attaquer à des bastions Open Source. D’ailleurs la Commission Européenne a émis un avis très réservé concernant l'acquisition de l’un des logiciels phare de Sun : MySQL
La deuxième, c’est l’appétence de ces deux grands prédateurs dont les proies ne sont plus leurs compétiteurs mais bien leurs propres clients qui deviennent ainsi les Petits Chaperons Rouges.
« Petits Chaperons rouges vous voilà bien avertis, l’Open Source n’est pas un terrain de jeu pour les Grands Méchants Loups… »
Google, Microsoft,Apple, Oracle, Yahoo, les stars du logiciel ont fait parler d’elles cet été.
Après une alliance à deux contre Google, Microsoft et Yahoo ont trouvé un autre allié, Amazone, pour contrer les avancés du géant du moteur de recherche sur son projet de bibliothèque numérique universelle qui comprendrait déjà plus de 10 millions de livres numérisés. Plus surprenant, l’état Suisse s’est opposé au développement de Google Street sur son territoire. Ah ces suisses des vrais rebelles :)
Parmi les autres, nombreuses, annonces de Microsoft j’ai noté le lancement de leurs propres magasins, pour faire comme Apple et le versement de 20 Millions de lignes de codes à la communauté Open Source Linux.
Apple, après voir exploser ses ventes de Iphones, ces appareils explosent désormais tout seuls. On n’arrête plus le progrès chez Apple…
Oracle met son PdG, Larry Ellison, à la diète puisqu’il recevra un salaire symbolique de 1$. Les temps sont durs, surtout pour les plus riches, qui doivent faire d’avantage de sacrifices…Allez, courage Larry tout n’est pas perdu et puis le jour où tu perdras aussi ta maison, il te restera encore ton beau bateau.
Dans la rubrique Internet, l’état s’enlise avec la loi Hadopi, NKM souhaite faire entrer le financement des TICS dans le cadre de l’Emprunt National. Enfin, à noter le « retour payant » du site peer to peer Kazaa qui propose un abonnement pour télécharger en toute légalité, à 20$ par mois.
Côté innovation, rien de bien excitant à part l’apparition des vidéos intégrées dans un journal papier, à suivre… Mais on ne dit pas s'il s'agit d'un papier recyclable: pas sur que ce soit très écolo :)
« Le green IT va sortir la France de la récession » c’est le titre d’un article paru dans un quotidien économique sérieux.
Nous savons tous que c’est désormais le cheval de bataille de notre chère Ministre de l’économie numérique NKM et c’est surtout un thème couvrant les opérations de lancement de nouveaux produits chez les grands éditeurs ou constructeurs tels que Microsoft, IBM, Cisco…Alors entrons-nous dans une démagogie générale à travers un concept marketing ou bien entrons-nous réellement dans un élan d’espoir permettant de s’attaquer enfin à certaines mauvaises pratiques ?
Les faits :
Entre 2000 et 2005 la consommation electrique des datacenters a été multipliée par deux
La facture énergétique est en augmentation de 13%
L’utilisation des TIC représente 13% du total des dépenses d’électricité
Les dépenses énergétiques sont supérieures aux dépenses de matériels
Objectifs de l’informatique écologique :
Economiser de l’énergie
Développement durable
Adopter une démarche éthique
Plutôt que de parler de révolution technologique chère aux fournisseurs toujours prêts à pousser à consommer plus comme ils l’ont fait avec l’An 2000, L’Euro, Sarbanes Oxley… il faudrait envisager sérieusement à faire évoluer nos comportements à travers une remise en cause qui consisterait déjà à consommer moins. Quand on pense que le taux d’utilisation des datacenters est inférieur à 56% et que le taux d’utilisation des serveurs installés est inférieur à 20%, on voit très bien où est notre responsabilité en tant qu’acheteur de solutions IT. Ai-je besoin de d’avantage de capacité ou de puissance ?
Tout cela parait être du bon sens, mais c’est rarement un réflex lorsque l’on achète des objets ou ressources IT.
A l’instar d’une personne qui souhaite commencer un régime, la première étape est de consommer moins. Des pistes évidentes, telles que la Virtualisation qui va mutualiser un certain nombre de ressources ou encore alléger la conception des ses applications en utilisant des logiciels libres par exemple.
Puis on peut envisager d’autres stratégies comme la mise en œuvre de nouvelles générations de climatiseurs et de récupérateurs de chaleur…
L’outsourcing peut être, dans certains cas, une bonne stratégie de rupture à condition de s’assurer que le prestataire ait une démarche « Green », il ne s’agit pas de « refiler » son problème à quelqu’un d’autre.
Pour le côté éthique, c’est sans doute dans ce domaine qu’il faudra innover le plus ;)
Une des idées serait de redonner sa place à l’ingénieur, à suivre…
Un nuage qui pèse d’après les analystes 56 Milliard de $ en 2009 et qui devrait représenter en 2013 près de 153 Milliard de $ et on pourra parler alors de véritable tornade.
Le concept : Le rêve d’Icare de tout informaticien est d’accéder facilement à l’ensemble des ressources réparties (Hardware, Logiciels, services en ligne, données…) sur le réseau de réseaux Internet, sites privés ou publics. Associé au Web 2.0, Le Cloud Computing va beaucoup plus loin que le SaaS dans le sens où il rend un service à la demande de bout en bout. Très souvent comparé à la fourniture de l’énergie électrique, il fournit en plus les usages c'est-à-dire les lampes et les appareils électroménagers. Le marché étant très prometteur des grands noms de l’industrie ont déjà pris position sur le nuage encore bien brumeux : les « purs players » Internet tels que Amazon associé à EMC2 ou encore Google mais aussi les acteurs traditionnels de l’informatique comme HP, IBM, Microsoft, Oracle ou encore Cisco.
Menaces et opportunités : Devant tant de promesses alléchantes, l’utilisateur du Cloud devra redoubler de vigilance vis-à-vis d’une certaine forme de dépendance, de la sécurité, de l’innovation. Il devra ainsi éviter toute situation d’enfermement vis-à-vis d’un seul fournisseur, obtenir des garanties sur la sécurité et confidentialité, et s’assurer qu’il puisse lui-même faire partie d’une dynamique d’innovation en restant maitre de ses choix et de ses souhaits d’évolution au sein du fameux nuage. Les avantages sont nombreux : plus de capacité et de puissance disponible, flexibilité, rapidité de mise en œuvre, économie d’échelle. Les bénéfices ou enjeux les plus importants vont certainement s’articuler autour de l’Innovation et de l’émergence de nouveaux métiers d’intermédiation au sein du Cloud. Le succès rapide du Cloud Computing va dépendre de sa capacité à développer des synergies avec d’autres initiatives tels que le SaaS, ou encore l’Open Source.