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Lors de ma visite du magnifique zoo de Canberra(Australie), un de mes amis me confiait que c'est admirant ces petits pingouins, que Linus Tornvald, l'inventeur de Linux qui participait à une conférence, eut l'idée d'en faire la mascotte de son ton nouveau système d'exploitation qui deviendra célèbre. Avis aux amateurs de légende qui souhaitent faire partager leur savoir sur le sujet.
SAP se donne bonne conscience en motivant ce rachat par la volonté de s’investir dans le business de la mobilité. Lors des différents échanges que j’ai pu avoir avec d’autres professionnels ou bien encore en lisant ici et là différents points de vue : non seulement pas grand monde ne comprend l’intérêt, mais le plus frappant est que personne n’évoque la valeur pour le client final. Il faut chercher les motivations réelles dans la consolidation des éditeurs de logiciels qui a pour seul but d’enfermer d’avantage le client. Et à ce petit jeu, il faut bien avouer que SAP était quelque peu à la traîne face à ses concurrents Oracle, IBM ou Microsoft. Les urbanistes vont plutôt parler de Pile Logicielle et de logique d’intégration industrielle des différents composants. Il n’empêche que l’on se rend bien compte que la pierre angulaire de cette stratégie demeure la base de données, composant essentiel du SI qui permet à Oracle,IBM ou Microsoft non seulement d’engranger des marges très importantes mais de tenir en laisse quelques clients désireux d’aller voir ailleurs. Après BO, il s’agit d’une autre acquisition de taille, j’espère pour SAP qu’il saura éviter la mésaventure de la Grenouille qui voulait devenir aussi grosse que le Bœuf…
Lorsqu’on s’attarde sur les nouveautés du moment, Google Phone, l’IPad d’Apple, le Cloud Computing…
Il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent, car au fond il n’y fondamentalement rien d’innovant mis à part le buzz que l’on peut faire autour.
La créativité des « marketeurs » cacherait-elle une tendance générale ?
Certes, on observe un certain nombre d e mouvements autour de 3 axes :
-La consolidation des fournisseurs qui pèse sans aucun doute sur la dynamique d’innovation
-L’apparition de nouveaux business modèles, tels que l’ Open source, le SaaS qui sont non seulement des contre-feux à la consolidation mais la volonté vers une valorisation liée aux usages.
-La valorisation des compétences qui se définit non plus rapport à un domaine d’expertise mais par rapport à un produit commercial. Exemple : On ne recherche plus un ingénieur système mais un ingénieur certifié Microsoft, on ne parle plus d’ingénieur en Base de données mais de DBA Oracle ou Ingres…
Et pourtant il y a encore des domaines porteurs comme la Réalité Virtuelle et toutes les applications 3D telles que les jeux Vidéo ou le Cinéma. Cet espoir d’Innovation se porte désormais sur les jeunes qui vont apporter les compétences etleur appétence en tant que consommateurs de ses nouveaux usages.
Mais encore faut-il qu’ils aient le goût de se rebeller …
Des vents forts : Pas besoin d’être météorologue pour s’apercevoir du recours à une externalisation de plus en plus tentante mais parfois sauvage, des budgets de plus en plus réduits, du risque de fuite des compétences Une épaisse fumée : La pression qu’exercent les grands fournisseurs du marché, la résignation des grands donneurs d’ordre face à cette étreinte, l’intégration des technologies numériques au sein de l’activité des entreprises, du fonctionnement des administrations, voire même dans la vie sociale génère une complexité de plus en plus importante et parfois mal maîtrisée. D’où et quand viendra l’explosion fatale qui pourrait engendrer un phénomène similaire à celui du volcan finlandais ? C’est comme pour les volcans, difficile à dire mais l’une des causes pourraient provenir d’une guerre fratricide entre les deux fournisseurs qui domineront le marché… Rien de scientifique dans cette hypothèse mais un probabilité certaine si nous laissons le secteur continuer à se concentrer de manière sauvage, c'est-à-dire en faisant fi de toute création de valeur pour nous, les consommateurs, et d’innovation au profit d’intérêts purement financiers. Alors, soit on attend en espérant que ça ne se produira pas avant au moins 50 à 80 ans ou bien on se rebelle dès maintenant afin que le numérique demeure et prospère en tant qu’industrie créatrice d’innovation et qu’il ne devienne pas un produit financier comme un autre.
C ’a y est Oracle est allé à « Confesse » et proclame haut te fort son engagement sur la continuité de MySQL afin d’essayer de ramener au troupeau les brebis égarées et d’attirer toute une communauté de développeurs et d’utilisateurs déjà dissidents.
Mais qui peut-être dupe ?
C’est bien évidemment le grand retour du moteur InnoDB (Déjà racheté par Oracle en 2005) qui confirme l’abandon de Falcon, la version qui devait être développée par Sun. Pas de quoi séduire grand monde et d’effrayer Microsoftd’autant plus que leur mode de tarification manque de transparence et ne répond en rien à la philosophie du modèle Open Source. Oracle poursuit bien sa logique de conquête par l’enferment en annihilant toute ouverture à l’innovation.
Alors, pour ceux qui veulent encore se laisser tenter, vous aurez été prévenus…
Qui a pu ignorer la sortie du dernier bébé d’Apple ? Difficile en effet d’échapper au matraquage médiatique, bien qu’on commence à s’habituer au bruit avec , sans aucun doute, la plus chère des « Pommes ». Plus de 300 000 ventes en quelques jours… de quoi faire rêver bon nombre de commerciaux qui ont bien du mal par les temps qui courent. Innovation ? Pas vraiment ou pas encore, il faudra encore attendre la sortie de nouveaux contenus et applications. Challenges ? Déjà quelques uns dont l’adoption du format « Flash » Alors un Flop ? Sans doute pas, connaissant Apple et la ferveur de ses « Aficionados », mais le succès n’est pas garanti pour autant.
Des grèves d’informaticiens, du jamais vu … il ya quelques années. Bien que celles-ci se fassent plutôt rares de nos jours, il est étonnant de constater que dernièrement et pratiquement au même moment les Ingénieurs de la SNCF et ceux de Sun se mettent en grève. Les uns défendent leurs emplois face aux menaces d’externalisation et les autresrevendiquent leurs statuts et leurs commissions auprès de leur prédateur, Oracle.
Espérons que la rencontre d’un grand client et d’un grand fournisseur sur des problèmes inquiétants ne génère pas un phénomène de résonnance, préjudiciable pour l’ensemble de la profession.
Les nouvelles technologies, un nouvel Eldorado ? Il va falloir se battre…